Chez la nounou, Duncan (17 mois) suit Jack (3 ans) a longueur de journee.

Louise*Anne, qui aime bien les mouvements de migration, suit Duncan, lequel suit Jack a longueur de journee.

Tagada Tagada dans un sens, Tagada Tagada dans l'autre.

Duncan fait egalement equipe avec Louise*Anne pour vider les coffres a jouer, les cuisines en plastique. Karen et Gillian les surnomment "little twisters".

En parfait gentleman, Twister 1 a donc invite ma fille a son bapteme. Twister 2 a accepte avec enthousiasme.

Moi, un peu moins: Mathieu en deplacement, canaliser seule l'energie de mon bout'chou dans un lieu ferme dedie au calme et a la meditation...? L*A est comme le lapin Duracell, rien ne l'arrete, c'est une exploratrice. Peut-etre regarde t-elle trop Dora.

C'est la que j'applaudis l'eglise St Christopher. Je passe quotidiennement devant le batiment, recent, impersonnel, hormi la publicite parodiant un paquet de cereales Kellogs "God is inside". L'interieur est tout autre, magnifique charpente toute en detail qui rappelle la coque d'un navire. Beaucoup d'espace de travail sur la lumiere naturelle. Moderne aussi, j'avais decouvert ce systeme a Cracovie, les chants et textes sont videoprojetes sur un ecran.

Le premier psaume se passe ydilliquement. L*A observe, chantonne avec la foule, caresse son elephant. Un couplet.... Deux... Quatre... la chanson s'etrenise, plus beosinde l'ecran pour le refarin. Ma file se decale doucement vers l'allee. Je sors jouets, raisins secs pour la corrompre mais la tentation sera trop grande. Impossible de lui faire comprendre qu'il s'agit de "The House of God" et "The House of L*A", dans son esprit il s'agit, litteralement, d'un nouveau soft play. Je m'approche discretement de la sortie, un benevole me montre un tapis representatnt les apotres et m'explique que je peux m'installer la si je le souhaite. Lorsque la petite aura de nouveau envie d'etendre son terrain de jeu, il lui apportera une caisse de livres, du papier, des crayons, des nounours. Ravie, elle ne bougera plus.

Nous avions eu la chance de faire baptiser L*A dans la chapelle de l'ecole militaire, en semaine et donc d'avoir une ceremonie reservee a notre petit groupe. Je sais que dans la realite, les baptemes se font souvent "en chaine" a la fin d'une messe. C'est le cas aujourd'hui, il faudra une heure trente. D'autre mamans nous rejoidront tres vite sur le tapis.

Avantage, nous jouxtons le fond baptismal et serons au premieres loges pour voir Duncan expliquer au vicaire que l'huile sainte une fois, soit, deux, ca suffit, trois, il n'en est absolument pas question.

La messe se continue bien au-dela. Les benevoles invitent parents et tout petits a rejondre leur creche. Sieges moelleux, cartons de jouets, espace ou s'epanouir, c'est le paradis. Une cusine est adjacente, on nous propose meme une boisson chaude. En Angleterre, les paroissiens restent discuter, certains amenent des gateaux, on participe d'une petite piece aux thes et cafes. L'eglise reste un espace de reunion, de rencontre social tres fort: il s'agit reellement d'une communaute. Toutes ont un "Mothers and Toddlers group" une fois par semaine. Celle-ci fait egalement jardin d'enfant en semaine.

Les celebrations se poursuivent au Rugby Club. Le buffet est bien sur offert, chacun paie ses propres consommations au bar, un systeme tres commun en Angleterre, qui se fait egalement pour les mariages.

Louise*Anne partira en exploration des moindres recoins du terrain de sport. Elle foncera a la vue du mondre ballon/chien/enfant/pissenlit a essemer au vent: autant dire que j'aurai rarement l'occasion de la voir de face...

LA

On me demandera inlassablement combien de miles elle parcourt en une journee.

Je me demande juste ou se trouvent les batteries. Playing for England