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Le blog de Mathieu et CoralieSinging in the rain

Singing in the rain

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20 12 2006

Reformatage

La premiere partie de support de cours de ma prochaine formation vient d'arriver:

10 kilos! Quelques cadeaux publicitaires soit, mais tout de meme 2500 pages format A4 a s'avaler avant le 05 janvier. Je comprends mieux pourquoi l'organisateur m'avait conseille de reserver une surchage de bagage immediate. D'autant plus que je recupere la deuxieme partie sur place: 20 kilos donc, a se trimballer au retour...

Remarquez, cela va me changer de mes lectures actuelles.

Non, non, pas de la science-fiction. Non, non, pas des Bande-Dessinees.

Les livres de L*A, qu'elle nous fait relire en boucle, 15-20 fois de suite "Tickle some toes, tickle a tummy... Squish your nose, your face is funny!".

Vais tout de suite entamer l'aspirine, le reformatage de neurones va etre costaud.

17 12 2006

Un petit air d'Halloween

J'aime Noel. Le vrai, celui du temps passe en famille, du sapin, du plaisir de faire plaisir.

J'attends chaque annee l'apparition des vitrines decorees, des chansons de Noel en boucle dans les magasins, de ce sentiment de festivite.

Vous imaginez bien sur les Christmas Carols, comme entrapercus dans les fillms, les livres, image sterotype au charme victorien, chorale d'amis, de voisins, allant de porte en porte, chantant merveilleusement, le tout au profit d'une eglise ou d'une oeuvre de charite. De preference, avec de legers flocons de neige.

Les eglises proposent toujours ces chants, sur place. On croise dans les grandes villes ou les centres commerciaux, des chorales pour la Croix Rouge ou l'Armee du salut.

Sur 5 annees passee en Angleterre, c'est la premiere que l'on frappe a mon porte. J'aurais du fondre de bonheur, declarer ce pays merveilleux. Je deplore cependant que sur les deux occasions, je me retrouve en face d'une seule fillette frigorifiee, a 19 heures passees. Si l'on etait sincerement dans l'esprit de Noel,, je passerais facilement sur le texte a moitie oublie, la voix tremblottante et fausse. Aux deux occasions, elles attendent bonbons et sucreries en echange. La chanson est baclee, au lieu de m'attendrir, je me sens rackettee en ouvrant mon paquet de michokos.

Noel, le nouvel Halloween?! Les parents, qui attendent a quelques metres, n'ont-ils rien explique de l'esprit de cette saison?

15 12 2006

Nouveau job, meme siege.

C'est officiel depuis ce matin, je reste au meme bureau, mais j'ai un nouveau boulot.
Je quitte, avec un petit pincement au coeur, les labs, dans lesquels j'ai evolue ces 7 dernieres annees.
Je rejoins, avec une immense joie, l'organisation de Wojtek, pour un nouveau poste, de nouveaux challenges.

Merci a Paul, Olivier et tous les autres pour ces 7 dernieres annees.
Merci a Wojtek pour tous ses efforts entrepris pour que cela devienne realite.

10 12 2006

Dis, Maman, on peut le garder...?

1. Oh, oh, mais que vois-je?

2. La victime.

3. C'est en leur faisant croire qu'ils sont droles qu'on les fait craquer...

4. Demonstration.

5. Ca marche....

6. Aux grands maux, les grans moyens:decidons d'un plan d'attaque.

7. Ah! Le voila qui se rapproche...

8. Attends, mon gars, j'arrive!

9. Euh... Qui ca, moi?

09 12 2006

De Rosbif a Froggie-land

Cocon d'amis pour ce passage eclair au pays.

Nous sommes tres reconnaissants a Crash, Stephanie et leurs parents d'avoir pris soin de nous. Tres touches de leur douceur, leurs attentions pour nous qui ne sommes pas tres presents dans le groupe. Comme Mr et Mme Pôrain, ils nous ont gate et chouchoute:

- Vraie pause: des notre arrivee, Stephanie prend la petite en charge, destination chez les parents de Crash pour une seance de jeux avec Aude. Louise*Anne n'aura pas eu a affronter la foule lilloise et nous aurons pu nous quitter le mode "poussette/jeu 12M+".

- Estaminet deniche au detour des chemins de campagne belge, avec plats gargantuesques... Nous decouvrons la carbonade, plat flamand a base de boeuf marine dans de la biere et de la cassonade; viande fondante, qui se coupe d'elle meme a la fourchette, mariee avec des pruneaux. Impossible, etant donnee la taille des plats de succomber aux desserts.

- Danses traditionnelles dans un bal folk. Merveilleux orchestre: violon, accordeon et meme cornemuse. Notre comfort zone est plutot en tant qu'observateur, mais Crash nous lance. Joues rouges, essoufles, pieds de partenaires maintes fois ecrases, nous nous laissons entrainer. Il reste que, malgre la patience de nos professeurs, nous ne serons jamais doues. Mais promis, la prochaine fois, nous irons de nous-meme. Nous en aimons l'ambiance, le melange des genres, des ages... Nous decouvrons les gigues, les bourrees, les danses collectives ou l'on change maintes fois de partenaires. Je retiens surtout cette impression extraordinaire de faire, d'un coup, partie d'un groupe. Personnes agees ou jeunots en rastas, tous sont venus s'amuser quelque soit leur niveau. Respect de l'autre, chaleur humaine, joie de vivre qui reconcilient avec la vie.

Nous sommes tres sensibles egalement a la venue de Sarah et Aurelie, qui feront le chemin en TGV pour passer quelques heures avec nous.

Ma logique d'expatriee m'a fait choisir un restaurant allechant, sans reflechir. J'entraine donc Aurelie dans un restaurant peu local, alsacien. Mon esprit s'etait arrete sur "francais", tres exotique depuis que nous nous sommes exiles. Heureusement, ce sont ses racines. Elles nous evoque les winstub, ces fameuses auberges a vins, le pays des cigognes, les parfums de son enfance, la cuisine de sa grand-mere. Allie aux plats traditionnels qui nous sont servis, la Grande-Bretagne est rapidement oubliee: flamekuche, Roïgebrageldi (cassolette de pommes de terre au munster, lardons et oignons), spätzle (pates traditionnellement formees a la cuillere puis cuites dans l'eau bouillante).

La petite Alsace

Flannerie dans les rues de Lille, aux couleurs de l'Inde cette annee. Rues pietonnes decorees pour Noel, petites boutiques craquantes... C'est deja l'heure de repartir, le coffre debordant de miam francais, mais surtout le coeur bien rechauffe par ce groupe d'amis hors du commun.

Lille

08 12 2006

Un peu plus a l'Est

Arrive mardi matin - la pluie tombait parfois tellement fort que l'on ne s'entendait plus dans le vehicule. Il est 8h, c'est l'heure de pointe, la circulation est dense malgre les larges routes, toutes droites, des routes 2 fois 2 voies, bordees d'un profond fosse en beton puis de la verdure et quelques arbres. Ici, on conduit comme en Angleterre, a gauche avec le volant a droite, et on y klaxonne autant qu'en Inde. Les camions sont peints de facon multicolore puis noircis par la circulation. Des rideaux de chaines pendent a l'avant et l'arriere, juste pour la "decoration".
L'organisation de la ville est assez simple. Une succession de carres presques parfaits, qui forment un grand rectangle de 3 carres de large et une dizaine de carres de long. Au fur et a mesure que l'on se rapproche du centre, la police est de plus en plus presente a la fois pour faire la circulation, mais aussi pour proteger des batiments tres modernes aux vitres fumees. A l'entree du parking de l'hotel, le dessous de la voiture est inspecte, le capot est ouvert, puis la barriere s'ouvre.
Bienvenue a Islamabad, capitale de la Republique Islamique du Pakistan...

Au depart, je n'avais aucune apprehension pour ce voyage. D'accord, ce n'est pas le pays que l'on met en premier sur sa liste de destinations de vacances. Ok, c'est assez pret de l'Afganistan, surtout Islamabad, au nord, et ce n'est pas une region dont la reputation est sure. Oui, c'est vrai que les nouvelles d'attentats suicides ou de kidnapping d'occidentaux sont remontes jusqu'a nos 20 heures europeens, mais on ne peut pas comparer avec l'Afghanistan ou l'Irak. Et puis il y a des endroits beaucoup plus critiques dont on ne parle pas ou peu.
Puis sont venus les differents mails avec les contacts a garder sur soi, les personnes a prevenir de sa visite, de ou l'on reste, de ou l'on peut etre contacte. Enfin, a Heathrow, les controles sont loin d'etre rigolos. Si pour Istambul, les pieces que j'avais oubliees dans ma poche de jeans n'ont declenche aucune alarme, cette fois, tout le monde doit enlever ses chaussures, ceintures, lunettes, montres et autres objets metalliques. Mon ordinateur portable, avec sa petite boite noire de protection est inspectee, on me pose des questions pour savoir ce que c'est. Pour finir, a la montee dans l'avion, tous les bagages a main sont renifles par un chien, et les forces de police sont bien visibles. Inutile de dire que les carresses au chien sont strictement interdites. Lui non plus ne rigole pas.

A l'arrivee, juste l'habituelle interminable queue pour passer le poste frontiere. La file "Etrangers" a ete remplie rapidement par deux avions en provenance d'Europe. Pendant mon attente, je remarque ce panneau surprenant indiquant une file speciale pour "Les Femmes et les Enfants non accompagnes". Lors du passage, on prend ma photo, avec une superbe mini webcam, tres design, fixee sur le bureau avec du vieux scotch qui a jauni.
Comme en Inde, a la sortie de l'aeroport, un attroupement attend les voyageurs. On propose des taxis, de porter les bagages. Le pick-up de l'hotel est immanquable dans la foule avec sa veste rouge pompier et son panneau avec le nom de l'hotel dessus. Il regroupe les clients, et lorsque nous sommes 5, il nous dirrige vers la camionnette portant fierement le logo de l'hotel.

Finalement, toute cette alarmante protection est tres surfaite - je prefere d'ailleurs que ce soit dans ce sens. La recente capitale est une ville nouvelle, bien amenagee, qui tente de conserver beaucoup d'espace verts entre ses buildings modernes (parfois moins) ou se sont installees les entreprises et les organisations gouvernementales. La securite y est visible, mais assez cool. La fouille des sacs est une operation aleatoire, selon l'humeur, l'heure, et le nombre de personne (plus il y a de personnes, plus ils fouillent). La ville est calme, autant dans la journee qu'une fois la nuit tombee. La circulation reste fluide et ce sont les intemperis qui creent le maximum de perturbations.
Nous nous rendons a pied de l'hotel au bureau, qui sont a 2 minutes l'un de l'autre. Les gens sont souriant, polis, "Good morning, sir", "Good evening, sir" et bien sur proposent leur services, "Taxi, sir?" - il faut dire que les pietons ne sont pas nombreux. Je ne ressens aucune sensation d'insecurite ni celle d'etre profondemment observe.

L'hotel dans lequel je reste est a nouveau un hotel dont le rez-de-chaussez a ete ravage par une bombe, il y a 3 ans environ. Une personne a fait rentrer une mallette piegee. Pour autant, le scanner qui devrait controler tous les bagages est soit en panne soit n'est plus utilise. Quelques semaines avant nous, Tony Blair est reste dans cet hotel. J'imagine qu'a cette occasion, il a du reprendre du service!.
En fait, le terrorisme n'est pas la preoccupation des gens. Ils sont beaucoup plus preoccupes par les tremblements de terre. Celui de Noel dernier a touche durement la ville, meme si nos 20 heures europeens se sont concentres sur les gens habitants dans les montagnes avoisinantes. Un immeuble d'habitation s'est ecroule et a emporte avec lui la facade d'une immenble voisin. De nombreux batiments ont ete fermes pendant plusieurs jours a cause de fissures importantes suite a la secousse. Les gens qui le peuvent ne restent pas a Islamabad et demande a travailler depuis d'autres villes importantes de la region.

La nourriture est excellente, mais si je ne crache pas des flammes, c'est parce que Ben a selectionne avec precaution sur le menu et que je ne mange pas trop. Les plats sont assez semblables a la cuisine indienne, mais surtout, tres proche de la cuisine indienne que l'on connait en Angleterre (celle du nord de l'Inde, en fait). Si lors de mon experience a Bangalore, je n'ai pas retrouve ces plats, ici, ils sont tous la, Chicken Korma, Biryani, Tikka, et les autres... le niveau d'epice ayant juste pris (ou perdu) en force avec les kilometres.

L'avion qui me ramene a Londres partira en retard. Ce n'est pas une grande surprise, vu le nombre de controles dans l'aeroport. Une succession d'une 15aine de controles, entre celui qui met le tampon, celui qui verifie que le tampon a bien ete mis et celui qui controle que celui qui verifie a bien verifie... J'avais ete surpris par le faible nombre de vol qui se rendent dans la capitale, mais maintenant, je sais qu'avec 3 companies aeriennes, dont BA avec ses 3 vols par semaines, l'aeroport est au maximum de ses capacites... humaines...

07 12 2006

Winter on the way

Ce matin, temps excecrable, violents vents, raffales de pluie, couvercles de poubelles qui roulent...

On s'attend presque a voir passer dans les airs de vrais gentlemen anglais, costumes de tweed, chapeau melon enfonce jusqu'aux oreilles, tasse de the branlante dans une main, et parapluie a la Mary Poppins dans l'autre.

Un mini tempete s'abattra d'ailleurs dans la journee sur le nord de Londres, beaucoup de degats. Les premieres photos circulant sur le net affoleront la population: on croit d'abord, sans avoir lu le texte, a une attaque terroriste!

Il est 7h00, il fait encore nuit, 5 malheureux degres, il grele, et il est temps de charger la voiture pour deposer L*A chez ses nounous. La petite, comme tous les matins se poste sur le pas de la porte, fascinee par le monde exterieur, et tendant le bras pour ramasser quelques brindilles de pin detrempees. Et la, de notre allee, apparait un magnifique renard, magnifique ligne, reflets rouges dans le pelage, langue bien rose et regard tout doux. L*A le confondant avec les chats et chiens qu'elle aime a courser, s'esclaffe, s'elance, je la ratrappe au vol. Le renard s'immobilise, nous observe un instant puis s'elance vers la foret toute proche.

C'est la premiere fois que nous en croisons a Camberley, meme s'ils sont communs en Angleterre. Avec l'automne, et le froid approchant, cherchait-il de quoi se restaurer dans le quartier? Ou avait-il juste tente une excursion pour aggrandir son territoire? Dois-je m'attendre dans un futur proche a une version "La petite princesse" qui nous apprivoiesera un renard? ("Dis Maman, on peut le garder?")

04 12 2006

Un petit air de Disneyland

Voila nos Anglais devalisant les rayons de cartes de voeux, les bras charge de papier cadeaux, de paquets, coiffes de serre-tete renne, d'un bonnet de Pere-Noel ou affichant joyeusement un badge clignotant Merry Xmas. Les ateliers de l'usine se sont habilles de guirlandes et decorations multicolores, des mince pies saupoudres de sucre et de cannelle circulent, les cartes affluent dans les pigeon holes...

Deux choses me fascinent en cette saison:

  • Dans la file d'attente de la Poste j'observe les paquets. Les Anglais ont cette capacite a vouloir emballer l'objet tel quel, plutot que de la caser dans une boite adaptee. Reste a essayer de deviner ce que le papier craft peut bien cacher: un ballon, un train, une poupee, un ours en peluche, une paire de chaussures... et laisser son imagination divaguer quant aux objets bizarroides!
  • J'aime le soir, tourner en voiture dans les quartiers et m'emerveiller devant les decorations. On passe souvent de ca - gentillet, epure....

Sapin

...a ca!

Facade

Plus c'est kitsch, mieux c'est. Guirlandes bleu nuit, Homer Simpson de Noel geants gonflables, ou d'ailleurs Santa/bonhomme de neige/ours polaires gonflables, Pere Noel dans tous les sens, guirlandes en pluie, clignotantes, panneaux "Santa, please stop here", traineau sur le toit, le plus classique mannequin Pere Noel accroche a une fenetre, neons multicolores.... Sans compter la competition entre voisins qui s'efforcent de faire plus orginal parfois, plus gros surtout. Nous avions aime le petit cote decale d'un jardin de Southwood: 7 petit elfes lumineux autour d'un champignon.

Illogisme total cependant, puisque le gouvernement a lance cet automne sa grande campagne "20% energy saving by 2020", engageant les citoyens a reduire le gaspillage, mieux isoler leurs maisons... Raisons ecolos bien sur, mais egalement purement financiere: en 3 ans les prix de l'electricite ont augmente de 81%, ceux du gaz de 81%. Evidemment, ce sont les personnes agees, avec leur minuscule retraite qui casquent alors qu'elles sont les plus fragiles. Les supermarches se sont engouffres dans cette breche marketing: promotions sur les ampoules a faible consommation et tout gadget surfant sur la vague. Sans cependant oter de leurs rayons (deux allees completes dans notre MR bricolage local) ces neons et guirlandes qui seront allumees des 17h jusque tard dans la nuit...

Ces decorations sont egalement tres symboliques du niveau social: plus le coin est pauvre, plus les maisons sont chargees... A l'inverse, plus l'on est posh, plus l'accent est mis sur l'interieur: manteau de cheminee, sapin tendance (l'an dernier, le noir etait le nec plus ultra. On trouve cette annee du tres girly "bubble gum pink", affichant nettement moins de prestance), petits details chics, boules vintage, courses chez Harrod's...

'Tis the season to be jolly!(and very fauché...)

02 12 2006

Rentrer Maison...

Tout a commence hier soir, quand le brouillard c'est abattu sur Cracovie. Lorsque nous sommes rentre a l'hotel, la vue et l'impression etait magnifique, mais la crainte commencait a monter pour notre (Paul et moi) avion du lendemain matin.

A 5h ce matin, lorsque je me suis leve, le brouillard etait encore plus epais, digne de Londres dans les annees de la revolution industrielle et de Jack l'Eventreur. Il reste 2h avant notre avion, et, meme si les pilotes de LOT ont la reputation de voler par tous les temps, nous vollons sur un vol LOT/Lufthansa, donc rien n'est garanti cote pilote.

Notre inquietude monte lorsque nous enregistrons nos bagages. Oui, nous pouvons les enregistres, mais pour le moment, on nous demande de ne pas passer la securite et de rester dans le hall de l'aeroport. De plus, au moment de me donner mes cartes d'embarquement, la personne de Lufthansa me dit qu'elle n'emmet pas la carte pour la partie Munich-Londres, car il est presque certain que je vais le manquer.
Quand a l'avion, on apprend finalement qu'il n'a pas atteint Cracovie. En raison des conditions meteo il a ete deroute sur Katowice, un aeroport a 1h de route de Cracovie. Nos bagages nous reviennent et on nous indique que, puisque l'avion ne peut venir a nous, des bus vont nous amener a l'avion.

A 7h30 passe, soit deja 1/2h apres notre heure de depart initial, les 2 bus se mettent en route vers Katowice. Les gens sont embettes, mais confiant. La plupart dorment. Lorsque l'on atteint enfin l'aeroport ou notre avion se trouve, il est 8h50 deja. Le temps de decharger le bus et de se rendre dans le hall, il est 9h... 9h00, c'est precisement la nouvelle heure de depart prevue pour notre avion... suivit de la mention "Canceled"!!! 1 heure de bus, pour rien!

A partir de ce moment, nous avons 2 solutions. Soit nous nous rendons au bureau Lufthansa, deja pris d'assaut, afin de voir quelles sont les possibilites de vols, soit on nous annonce que l'on peut remonter dans les bus qui repartent pour l'aeroport de Cracovie d'ici une dizaine de minutes.
Cela vire limite a l'emmeute. Les gens sont excedes par le manque d'information. Retourner a Cracovie, oui, mais quelles sont les conditions meteo la-bas? Les avions volent-ils enfin ou sont-ils toujours immobilises et deroutes a cause du brouillard? Personne a l'aeroport de Katowice ne veut repondre a ces questions simples et legitimes.

Apres une rapide observation des vols disponibles au depart de Katowice, 2 vols pour Frankfurt sont disponibles, l'un vers midi et l'autre vers 19h. Mais a partir de Frankfurt, on ne sait pas ce qui nous attend, et Paul doit se rendre a Munich, et moi rentrer a Londres. Je passe un rapide coup de telephone a Wojtek, qui m'annonce que le brouillard se leve a Cracovie et qu'il faut effectivement mieux rentrer a Cracovie, pour le nombre de connection qui en part.
Dans le bus, les gens commencent a appeler Lufthansa, aussi bien en Pologne qu'en Allemagne. Les gens s'echangent les numeros de telephone de Lufthansa, entre le local et l'internationnal, et s'informent de ce qu'ils ont reussit a faire. Un Francais et un Belge, derriere nous, sont completement paumes. Ils ne maitrisent pas bien l'Anglais, et l'Allemand encore moins et ils cherchent des gens a qui ils pourraient donner leur telephone portable pour que l'on passe les coup de fil qu'il faut pour eux.
En ce qui me concerne, j'arrive a me rebooker sur le vol suivant pour Munich et une autre connection pour Londres. Je dois arriver en millieu d'apres midi au lieu du midi. Paul reussit a se rebooker sur le meme vol que moi pour Munich. On est confiant, cela semble s'arranger.

Lorsque nous arrivons a Cracovie, il est deja 10h20, et on nous annonce que nous sommes bien sur les vols que nous avons reserves dans le bus, mais qu'il faut tout de meme faire la queue comme tout le monde au comptoir de LOT/Lufthansa. Nos coups de telephone n'ont servit qu'a reserver les places, ce qui revient a rien, car Lufthansa a affreter un plus gros Boing pour assurer qu'il pourra emmener tout le monde.
Wojtek me rappelle afin de s'assurer que nous avons bien quitte Katowice. Il vient de voir les informations et il y a des tas de gens qui y sont bloques alors qu'ils cherchent a rejoindre Londres et Dublin. L'information est passe dans le journal tellement la desorganisation est importante.

Helas, cela aurait pu s'arreter la, mais l'avion que l'on doit prendre pour Munich est en retard, comme tous les autres avions sur l'aeroport. Il est annonce avec 35 minutes de retard, et j'avais initialement 45 minutes pour faire ma connection pour mon vol de Londres.
Lorsque l'on arrive a Munich, un groupe de voiture attend pour faire des 'quick transfers', mais il n'y a rien pour Londres et je me retrouve a prendre le bus comme tout le monde. Lorsque j'arrive au terminal, mon avion pour Londres vient de disparaitre du tableau d'affichage.
J'attrape alors une agent de l'aeroport, qui me dit: "Ah... Euh... Qu'est ce que je peux faire, alors?" Bah m'indiquer ou se trouve le comptoir Lufthansa, par exemple, ca serait pas mal comme idee...

Bref, je me rends au comptoir Lufthansa avec un groupe tout aussi malheureux que moi. Ils ont ete rebooke sur un vol qui part vers 23h, ils ont donc un certain nombre d'heure a "tuer" a l'aeroport. A comptoir Lufthansa, j'attends qu'une hotesse se libere et veuille bien s'occuper de moi au lieu d'etre a 3 sur le sort d'une personne qui doit, j'en suis dur, etre tout aussi malheureuse que moi.
Finalement, le seul vol disponible est a 18h10, rien avant. J'accepte en me disant qu'il y a des gens qui sont sans doute encore bloques a Katowice. Apres tout, j'ai de grande chances de dormir a la maison ce soir.
Lorsque l'heure de l'embarquement approche, il fait nuit et le brouillard commece a se rependre sur l'aeroport. Cependant, rien qui empeche l'avion de prendre l'air. Nous sommes une 20aine dans l'avion a tout casser. L'equipage distribue des coussins et des couvertures et il ne traine pas trop pour partir.

L'avion commence sa descente sur Londres. Il me reste a trouver un taxi qui va me ramener a la maison. J'ai eu Grassbys au telephone, mais ils ne peuvent pas me prendre, c'est trop risque selon eux, je risque de me retrouver avec personne. Je ferais avec un "black cab".

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